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"Lacan et la politique" de Jean-Louis Sous

Février 2017

PRÉSENTATION DE L’OUVRAGE :
Y-a-t- il une pensée politique chez Jacques Lacan ? Comment la psychanalyse, en intension, traite-t-elle ses propres agencements d’école (formation, passe, transmission… ? Comment, en extension, peut-elle se situer par rapport au champ politique ? Lors des événements de mai 68, Lacan réplique aux étudiants qui brandissaient l’étendard de la révolution : « Vous cherchez un maître », faisant entendre que ladite révolution pouvait être un retour au même, si ne se reposait pas, dans l’économie de chaque sujet, la question de son assujettissement aux dispositifs institutionnels dans lequel il est inscrit. Pourtant, dans une séance de son séminaire intitulée La logique du fantasme (1966-1967) il déclare abruptement dans une formule lapidaire : « L’inconscient, c’est la politique ». Qu’entendre par là ? Il a pu reconnaître en Marx, l’inventeur du symptôme, forger sa notion de « plus-de-jouir » au regard de la plus-value marxiste, recomposer le rapport valeur d’échange/valeur d’usage, même s’il a critiqué le côté religieusement messianique de cette doctrine. Le « politique » relèverait-t-il simplement de la fascination des idéaux, le miroitement des images ou renverrait-il aux régimes pulsionnels qui soutiennent les idéologies ? Sur quel changement de langue se sont fondés la propagande et le totalitarisme nazi ? Quel trait marque l’esprit du capitalisme ?
L’hypothèse soutenue dans cette étude serait de dire que la politique, selon Jacques Lacan, renverrait plus largement à une économie politique qui concerne le régime de chaque sujet dans sa réponse aux représentations, aux mythes, aux fictions qui ne cessent de le phagocyter (économie des signes dans leurs régimes d’énonciation et de citation).

AUTEUR : Jean Louis Sous exerce la psychanalyse à Angoulême. Membre de l’École lacanienne de psychanalyse, il a par ailleurs publié : Les p’tits mathèmes de Lacan dans la collection des Cahiers de l’Unebévue (2000), L’enfant supposé(2005) Nicolas de Staël, Portées d’un acte (2015) et Pas très catholique, Lacan ? (2016) aux Éditions EPEL, ainsi que Prendre langue avec Jacques Lacan (2013) à L’Harmattan et L’équivoque interprétative (2014) au Bord de l’eau.