| L’exception mélancolique |
| sommaire du numéro 020 2008 |
Argument
La médecine est aujourd’hui orpheline de la mélancolie. Sous l’influence du biopouvoir, elle a disparu des classifications psychiatriques. Il s’agit pourtant d’un nom qui remonte aux origines de la médecine, qui a suivi son évolution et a permis de distinguer de nombreuses variétés cliniques, tout en maintenant une parenté avec la nostalgie, l’acédie, le spleen, le blues, la saudade…, au gré des langues et des pays. La causalité de la mélancolie a toujours gardé une place à part dans le champ clinique ; Freud, par exemple la situait entre la névrose et la psychose. Place d’exception aussi, par le bord qu’elle n’a cessé de comporter avec les manifestations les plus élevées des arts et des sciences.
Table des matières
Ouverture
L’objet du mélancolique
L’abandon, l’autre nom de la mélancolie freudienne
Qu’est-ce qui se perd en psychiatrie ?
Mélancolie et lien social
Blues en mineur
“Quelque chose d’autre” : réflexions sur mélancolie et autorité en littérature
Une figure de la mélancolie au Japon : la femme qui attend
La ballade de l’ancien asile
De Flieβ à Jung, le transfert
En quête de rien ? Quelques réflexions sur l’anorexie à l’adolescence
Parler avec les mains, entendre avec les yeux…
Kondi les né-trouvés
Les mots cachés de la psychanalyse. 4è série
En chinois dans le rêve
Position(s) de Fernand Deligny. A propos du livre : Fernand Deligny. Œuvres