| Pourquoi les mathématiques comptent pour la psychanalyse |
| sommaire du numéro 028 Printemps 2012 |
Avec les schémas de l’appareil psychique, le moi comme projection d’une surface, l’analyse dite finie et infinie, la Spaltung, Freud ouvre la porte aux mathématiques dans la psychanalyse. La topologie des surfaces et des nœuds que Lacan développe tout au long de son enseignement donne, elle, une place à part entière à la mathématique dans la psychanalyse. Il ne s’agit pas de calquer sur les fondements de la psychanalyse des modèles mathématiques mais de prendre acte de ce que l’inconscient étant structuré comme un langage, les questions de rapport, de division, de nombre, de représentation et de transformations de l’espace doivent être prises dans un sens littéral, donc mathématique.
Les articles de ce numéro sont issus d’un colloque sur ce thème qui s’est tenu à l’Université de Rouen en février 2011, regroupant psychanalystes, philosophes et mathématiciens.
Les mathématiques, c’est le réel. Variations sur un thème lacanien
Le mode de penser topologique
Symptôme, pas-tout, et à-peu-près
A la recherche d’un roc de la pensée
Le lieu de la surface
Le sujet retrouvé ?
L’idée d’objet borroméen, à l’articulation entre les nœuds et la logique lacanienne
Schéma des scissions, graphe de la passe et carte de la dispersion
Lacan : la psychanalyse, la mathématique et l’impossible
La consistance du nœud borroméen : un problème psychanalytique ?
Que veut dire « dire » ?
Des écrits comme « paroles réelles » chez Lacan et chez Vico
La soirée des nœuds dans Les Égarements du cœur et de l’esprit, de Crébillon Fils
L’archétypation et la recherche d’images signifiantes : signifiant et signifié dans la logique de Bentham
Les noces de l’art et de la folie enfantent en politique…
Brassens et Lacan
Fethi Benslama, Soudain la révolution !
Yann Diener, On agite un enfant
Jacques Hassoun, Les contrebandiers de la mémoire
Catherine Millot, O Solitude
Jean-Claude Milner, Clartés de tout de Lacan à Marx, d’Aristote à Mao
Stéphane Mosès, Rêves de Freud
Laure Murat, L’homme qui se prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie
Colette Soler, Les affects lacaniens