| Destins de la sublimation |
| sommaire du numéro 36 Printemps 2016 |
En 1967, dans son séminaire La logique du fantasme, Lacan estime encore que la sublimation est « restée dans la théorie analytique dans un certain suspens » et qu’autour d’elle « se sont accumulés le plus de nuages et le plus de faux-semblants ». Quels sont ces nuages et ces faux-semblants ?
Signalent-ils la difficulté de distinguer la sublimation de l’idéalisation ? Ou s’agit-il du fait de rapprocher la sublimation du sublime et de ne pas s’interroger sur la signification de la « désexualisation » qui lui rattachée ? Par ailleurs, magnifier la valeur culturelle des œuvres qui accompagnent la sublimation et contribuent à la faire reconnaitre ne fait-il pas écran à sa véritable fonction ?
Pourtant, la sublimation, en tant que destin d’une pulsion sans refoulement, trouve sa place dans l’issue de l’analyse et son au-delà, pour autant que dans celle-ci le fantasme fondamental devient la pulsion, comme le suggère Lacan à la fin des Fondements de la psychanalyse. Dès lors, et pour paraphraser Freud, ne peut-on parler de sublimation finie et infinie ?
Sublimation, substitution et angoisse sociale. Partie 1 (traduction d’Isabelle Chatelet)
La sublimation, lieu de la satisfaction dans un mouvement tourbillonnaire
Christ à l’eau
Entre destruction et werden : Sabina Spielrein
Création et psychose, quelle sublimation ?
Pour une théorie de la sublimation (note introductive et traduction de Claude Lorin)
Dérober
La plus ou moins grande gueule des analystes
L’analyse est-elle un art de vivre ?
Lost in transmission
L’enveloppe silence ou le silence de l’analyste
Archives
Présentation de l’introduction à Die infantile Cerebrallähmung
Introduction. Situation nosographique de la paralysie cérébrale infantile (traduction de Thierry Longé)
Lectures
Didier Daeninckx, Caché dans la maison des fous
Margareth Hilferding, Une femme chez les premiers psychanalystes